Savez-vous différencier le lama, l’alpaga et la vigogne ?

Pour clore la fin de mes récits sud-américains (pour cette fois !) je me suis dit que ça ne ferait pas de mal de parler des différences entre lamas, alpagas et vigognes, plus d’une fois croisés au cours de ce périple et que bien peu de gens sait reconnaître !

Le lama et l’alpaga sont les plus difficiles à différencier puisqu’ils sont tous deux domestiques. Ils se rencontrent donc partout au Pérou et en Bolivie, des plateaux d’altitudes des Andes aux côtés des femmes habillés traditionnellement qui déambulent entre les touristes. De surcroît, il n’est pas rare que les deux espèces se mélangent et se reproduisent, ce qui les rend encore plus difficiles à différencier.

Alors lama ou alpaga ? Première photo à Cuzco, deuxième en Bolivie dans le Sud Lipez.

La clé pour les différencier est le poil car le lama est une bête de somme alors que l’alpaga est élevé pour son poil soyeux. L’alpaga a un poil plus dense et touffu que son cousin avec un aspect plus bouclé, duveteux et uniforme. Le lama a le poil qui tombe plus classiquement sans former de duvet mais plutôt en mèches agglomérées. Ses oreilles sont souvent plus grandes, en tout cas moins cachées dans la masse du pelage qui peut remonter très haut sur le cou chez les alpagas. 

Mamans et bébés lamas sur les pentes de la cité du Machu Picchu

Jolis alpagas blancs

L’alpaga fait d’ailleurs l’objet d’une sélection très fine sur la qualité de son poil. Il n’existe plus que très peu de souches pures qui n’ont pas subi de mélange avec le lama de par l’élevage extensif. C’est-à-dire que la plupart des animaux vit dans des pâturages non clôturés et est libre de s’accoupler. Le contrôle exercé sur les animaux ces dernières années permet de sélectionner des pelages fins et fidèles aux qualités originelles de l’espèce. En effet, les tissages incas qui ont été retrouvés montrent qu’à l’époque, il existait des souches d’alpaga de meilleure qualité qu’aujourd’hui et au poil bien plus fin.

Le troisième camélidé que vous rencontrerez probablement dans les Andes est la vigogne. Petite, fine et rousse elle se rencontre en liberté sur les plateaux andins. A défaut d’en voir de chair et d’os, vous verrez au moins les panneaux routiers qui alertent sur le risque de les voir traverser la chaussée. Farouche, elle n’est pas domestiquée comme son descendant l’alpaga. Des mélanges avec les troupeaux domestiques (ou des orphelins recueillis) engendrent parfois de petits roux dans les rangs d’alpagas et de lama.

Un intrus dans le troupeau domestique

La laine de vigogne est vendue à prix d’or et ferait paraître le cachemire comme rêche (merci wiki !). Traditionnellement elle n’est pas élevée mais quelques fermes à vigognes se sont montées (notamment aux USA). Les péruviens et boliviens du cru, eux, capturent de grands groupes sauvages une fois par an pour les tondre avant de les relâcher. Ils organisent cela par village et font de grandes battues dans les plaines andines. Le revenu généré est partagé entre les dizaines de participants. De plus en plus, ces récoltes sont organisées professionnellement et monopolisés par de grands propriétaires.

Vigognes sur le plateau andin bolivien

Pour finir, sachez qu’il existe même un quatrième camélidé sud-américain, le guanaco, qu’on ne trouve pas au Pérou ni en Bolivie mais plus au sud des Amériques.

 

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