Rêver dans le désert blanc du Salar d’Uyuni

Le salar d’Uyuni. C’est rien que pour ce nom que je suis allée en Amérique du sud. Pas pour le Machu Picchu ni pour l’Amazone, pour le Salar. Cette étendue immense blanche immaculée, un spectacle visuel presque unique au monde qui m’a fait rêver pendant des mois. Je ne saurais expliquer cette fascination autrement que par l’atypicité de ce paysage si photogénique.

Le salar a deux visages selon les saisons. La saison sèche a son charme, lorsque le sel se craquelle géométriquement et que le ciel est d’un bleu sans nuage. Mais je retournerai bien pour goûter une nouvelle fois à sa magie, cette fois ci lorsqu’il est recouvert d’une pellicule d’eau en saison humide, quand le reflet du ciel et du soleil en fait un miroir.

Nous avons, comme la majorité des gens, pris une excursion de groupe en 4×4 pour découvrir le salar et le sud de la Bolivie. Ces 3 jours ne sont pas donnés mais j’ai tellement savouré cette première journée qui commence par le magique désert de sel d’Uyuni que je le referai sans hésitation. Déroulé d’une journée les yeux grands ouverts pour imprimer dans ses souvenirs ce paysage surréel.

Découverte du salar

Nous partons d’Uyuni une fois nos sacs harnachés sur le toit et nous arrêtons à peine sortis de la ville dans le cimetière des trains. Grosse désillusion pour moi puisqu’il est très proche de la ville et envahi de selfiestes en herbe… Ce sont les vacances en Amérique du nord et en Europe, nous sommes vraiment loin d’être seuls.. Nous parcourons rapidement les épaves à la recherche d’un endroit plus calme et nous repartons en directement du Salar dans un commun accord (d’où l’intérêt d’avoir la même vision du voyage que les autres dans votre 4X4). Le salar se dessine rapidement au loin sous la forme d’une bande blanche brillante. A la limite entre sable et sel plusieurs structures exploitent le sel en le faisant sécher en petits tas sous le soleil brûlant.

Nous nous arrêtons à un endroit où des flaques d’eau bullent sous l’effet d’un jaillissement de CO2, ce n’est pas chaud mais les dépôts bronze ne donnent pas envie de tremper les doigts. Le paysage commence à être vraiment exceptionnel car en s’enfonçant dans le Salar tout n’est que blanc autour, c’est magnifique. L’arrêt pour le déjeuner arrive assez vite et nous nous posons dans un hôtel de sel (5bs les toilettes ;)), c’est rigolo et on s’amuse à retrouver nos drapeaux parmi ceux plantés dehors, on pose aussi devant la statue de sel du Dakar qui a eu lieu il y a quelques mois en Bolivie.

Ce n’est qu’après qu’intervient le vrai ravissement. On roule dans l’immensité blanche, d’autres 4×4 sont visibles mais ce n’est pas dérangeant. Le ciel et le blanc du sel sont hypnotisants et on ne détache pas son regard d’à travers la vitre. Parfois on voit aussi des vélos, petits points au loin, et on a du mal à croire que certains ont fait ce choix. Pourtant en sortant de la voiture pour l’arrêt photo obligatoire, on apprécie de se retrouver au milieu de ce paysage, sans vitre entre nous et on comprend alors le plaisir de parcourir le désert seulement en vélo.

Avec l’aide de tout le monde, nous nous amusons avec les objets que nous avons en faisant les fameuses photos du salar qui jouent avec les perspectives. Ce n’est pas si évident et nos pantalons sont piqués de sel à force de nous retrouver par terre. En plus ça coupe lorsqu’il faut se relever ! Nous passons bien 1h30 à profiter du salar et nous dirigeons ensuite vers l’ile poisson et ses cactus géants. L’entrée est de 30bs en sus et même si nous avions hésité nous avons grimpé sur l’île pour prendre un peu de hauteur sur le salar. La petite marche est agréable même si l’on n’est pas seul, et les cactus sont plutôt gros mais ils ne me font pas oublier le vrai roi de cet endroit ; le salar. Les montagnes bleutées à l’horizon se découpent sur fond de ciel bleu et ne font que ressortir plus le blanc immaculé du plat salar.

Le tour dans le salar est déjà fini à la nuit…

C’est en dehors du salar que l’on passe la première nuit. Je ne m’attendais pas à ce que l’expérience salar soit si courte, lorsqu’on sort des limites du désert blanc, je suis presque triste, alors que de nouvelles merveilles nous attendent les prochains jours.

La lune est pleine cette nuit, cela aurait été magnifique de la voir éclairer de sa blancheur le salar, mais personne ne dort dans le salar, tous les hôtels de sel sont à l’extérieur. Là où nous dormons, l’eau est chaude et malgré ce qu’on nous avait dit, ce n’est pas payant. Il y a des couvertures en plus de nos gros sacs de couchage et nous passons une excellente nuit malgré le froid apparent.

 

Dans le prochain article, suite de l’excursion dans le Sur Lipez, une région à 4000 mètres d’altitude entre volcans et lagunes époustouflants.

 

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