Croisiere vers Komodo J2 ; coup de foudre au paradis multicolore

Je vous ai laissés endormie dans un bateau ondulant sur l’eau en plein milieu des eaux indonésiennes… le visage rouge des aventures ensoleillées de la veille sur les îles de Rinca et Komodo, rêvant peut-être de dragons et songeant avec plaisir à ce qu’il nous attendait lors de cette nouvelle journée axée fonds marins. Au programme, du snorkeling dans l’archipel de Komodo et des raies manta !

Nous nous éveillons vers 6h avec les lumières du soleil levant. La nuit a été douce et réparatrice, nous émergeons tous un peu groggy mais un tel environnement nous met directement la pêche. Le petit déjeuné avalés nous partons vers Pink Beach.

Au début nous n’y voyons qu’une jolie plage où les coraux et la vie marine foisonnent mais en y posant pied on s’aperçoit qu’un liseret rose suit la courbe de la plage. Le sable clair y est parsemé de sable rouge provenant de l’érosion de roche ou de la désagrégation de coquillages de la même couleur. Rien autour ne permet de dire d’où viennent ces résidus mais maintenant que l’on en a conscience on voit bien que la plage est frangée de rose à son point de rencontre avec l’eau bleutée. Les poissons sont nombreux et la beauté des fonds est au niveau de ce que l’on a pu voir à Amed, voire un peu moindre. En plus, il y a quelques déchets dans l’eau. Peu importe, nous repartons après une heure de snorkeling vers Manta Point où nous espérons nager avec des raies manta. Comme à chaque fois, la remontée sur le bateau est une petite épreuve car l’échelle est à l’image du rafiot.

J’aurais le temps de m’y faire lorsque nous partons à la rencontre des mantas puisque cet arrêt est à base de saut dans l’eau lorsque nous voyons une raie à proximité. Même si sauter et remonter sur le bateau plusieurs fois est (vraiment !) éprouvant à cause de notre échelle, c’est la bonne solution dans cette zone où les raies nagent vite et s’éloignent sans qu’on puisse les suivre. Le bateau garde son petit moteur actif et sillonne la zone en cherchant à croiser la route d’une raie. On les devine par une masse sombre au fond de l’eau mais elles ne sont pas faciles faciles à repérer car même si l’eau est claire, la profondeur est importante et des rochers de la même couleur que les raies sont présents un peu partout. Nous avons le plaisir de sauter 3 fois à l’appel « Manta Manta » et de suivre une raie à une allure tranquille. La deuxième est même rejointe par une deuxième raie avant de mettre un coup d’accélérateur et de s’éloigner sans qu’on puisse la suivre avec nos palmes. Plusieurs personnes rencontrées par la suite nous diront qu’ils n’en ont pas vus, car ils n’ont pas adopté la même technique que notre groupe. La différence résidant dans le fait qu’il y avait des plongeurs dans leur groupe qui ne peuvent probablement pas si facilement monter et sauter du bateau.

 

Il y a du courant, alors j’avais choisi de porter un gilet de sauvetage, mais je me suis finalement aperçu que j’étais assez bonne nageuse pour m’en passer. Se passer de ce gilet permet de descendre plus proche des raies qui nagent près du fond et non en surface (pas d’inquiétude pour ce qui est de leur sauter dessus d’ailleurs), on prend alors la mesure de la grosseur de la bête ! En choisissant comme beaucoup de monde de faire le tour en 2 jours, ne ne sommes pas seuls, même si, comme nous sommes partis tôt, nous avons évité la foule à Pink Beach, et sommes restés éloignés les uns des autres à Manta Point. A l’arrêt suivant, nous avons également le plaisir d’arriver avant le gros des gens, qui auraient pu nous gâcher le plaisir…

En effet, Kanawa Island est l’archétype de la plage paradisiaque. Elle n’a certes pas bénéficié du même soin dans le développement que d’autres îles paradisiaques (pourquoi ont-ils été faire un chemin en béton brûlant plutôt qu’en lattes de bois…), mais elle est enchanteresse. Au début nous avons la surprise qu’on nous demande 50.000rupiah par personne pour y poser le pied, puisque ce n’était pas du tout inclus dans l’excursion. Nous disons donc que nous voulons juste profiter des fonds marins puisque de toute façon, nous n’avons littéralement plus d’argent. Ils acceptent puisque un autre couple de notre bateau refuse de payer et veut juste chausser palmes et tubas pour explorer le rivage, car ça sent tout de même terriblement l’arnaque !  

 

Au final, alors que nous nous apprêtions à plonger directement du bateau, nous avons le droit d’emprunter l’embarcadère pour profiter de la plage sans payer. Nous ne saurons pas vraiment qui remercier pour cette faveur, probablement notre jeune guide timide. Mais nous passons quelques heures géniales. Les abords de la plage sont clairs et parsemés de grosses étoiles de mer et de rochers coralliens posés sur le sable. On voit à portée de main l’archétype du récif, poissons clowns, demoiselles, peratogons, balistes et autres poissons colorés. Quelques autres gros poissons brillants croisent entre les rochers et certains territoriaux n’hésitent pas à s’approcher pour nous chasser. Nous passons tout notre temps à observer les gros poissons clowns qui se faufilent entre les tentacules de leurs anémones, les poissons perroquets qui grignotent les coraux et la variété de formes et de couleurs de ces animaux au squelette calcaire dont on voit les filtres onduler en corolle dans l’eau. Quelques heures de snorkeling plus tard et c’est déjà fini…

 

C’est avec regret que nous quittons la plage, mais nous avons un avion à prendre en fin d’après-midi. Le retour prend tout de même 2 heures, j’alterne entre sommeil et contemplation de cette mer intensément bleue et de ces îles qu’on voit partout émerger. Le ronron du moteur laisse tout le monde silencieux dans ses rêveries jusqu’à ce que le port de Labuan Bajo s’approche lentement, marquant la fin de l’aventure.

J’avais beaucoup hésité avant de faire un crochet par Flores et l’archipel de Komodo. D’abord à cause du temps que cela prenait puis ensuite à cause du prix des billets qui n’étaient pas restés si bas que quand je les avais repérés. Finalement je me suis accrochée, même lorsque l’achat en ligne s’est révélé impossible et que nous avons littéralement acheté nos billets juste avant d’embarquer pour environ 200€ par personne. Je ne regrette tellement pas cet achat ! Plus que Bali, plus que Java, presque plus que Sumatra et ses orang-outans, Flores m’a envoûtée. 

Dans le prochain article Indonésien, direction l’île de Java et ses volcans !

 

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