Nord de la Jordanie

Ce qu’on peut voir en Jordanie m’a tellement plu qu’après un tour du pays avec une agence de voyage, j’y suis retourné, en autonomie cette fois-ci avec des amis, pour un road trip de 5 jours. Voici donc mon voyage au cœur du royaume de la mosaïque.

 

logo Jordanie nord

 

Découverte d’un pays dans lequel je rêve d’aller : La Jordanie. Par Adrien B.

• Entrée et circulation en Jordanie 

 

L’entrée la plus simple dans le pays se fait à l’aéroport d’Amman, le visa d’entrée coûte 40 dinars (1JD=1,25€), attention vérifiez vos conventions avec votre banque mais il vaut mieux retirer du liquide sur place plutôt que d’échanger (il y a un seul bureau de change sur place qui se fait de très grosses marges…). A l’arrivée, contrairement à la plupart des aéroports internationaux, très peu de taxi vous attendent mais principalement des loueurs de véhicules. Il vaut mieux louer sa voiture en avance par internet, les agences sont bien organisées et proposent toutes sortes de véhicules. Se déplacer dans le pays ne demande pas vraiment d’avoir un tout-terrain ou un SUV, vous pouvez choisir selon votre préférence. Il faut toutes fois noter que dans les grandes villes, la circulation se fait au centimètre près sur certaines routes et que, plus votre véhicule est gros, plus vous risquez d’avoir des difficultés à vous déplacer. En contrepartie, sur les grosses routes, les camions roulent sans vraiment faire attention et plus vous êtes gros, plus on fera attention à vous.
Nous avons choisi de faire un convoi avec deux voitures : un SUV et une petite voiture 5 places, ce qui s’avéra être un bon compromis.

ville Amman Jordanie

VILLE D’AMMAN ~Wikicommons

 

L’aéroport d’Amman se situe au sud-est de la ville à une vingtaine de kilomètres, nous empruntons donc l’autoroute qui traverse le pays du nord au sud pour traverser Amman et nous rendre au site antique de Jerash. Il est 10 heures et sur la route, nous nous arrêtons dans un grand centre commercial ayant un carrefour pour faire les courses qui nous permettrons d’avoir le nécessaire pour les cinq jours. L’achat de nourriture et boissons est très cher sur les sites touristiques, préférez autant que possible l’achat en avance dans les grandes villes comme Amman ou Aqaba, nous avons pris typiquement une quarantaine de litres d’eau ainsi que des jus de fruits, pain, dattes et autres denrées qui ne craignent pas le chaud. Dans ce pays, la température est assez élevée sans être suffocante, nous y étions en juin et il faisait entre 26 et 35 degrés la journée, il est donc important de prévoir de boire un bon litre et demi d’eau par jour et par personne.

• Jerash, un des plus beaux sites orientaux

 

Notre première étape est Jerash, cité romaine extrêmement bien conservée, après Palmyr (en Syrie) c’est le plus beau site antique oriental. La cité se trouve au nord d’Amman, à une petite heure d’autoroute, elle est très bien indiquée. Nous nous arrêtons pour manger sur le parking de la porte sud de la ville antique. Là se trouve l’entrée du site qui commence, après avoir passé l’arche de la porte sud, par une marche d’un petit kilomètre le long de l’ancien axe Nord-Sud jusqu’à l’entrée à proprement parler du site. L’entrée coûte une dizaine de dinars et vous pouvez choisir d’avoir un guide ou non (le surplus est cher mais les guides sont accrédités par l’état et sont honnêtes). Nous avons choisi de ne pas en prendre car, ayant déjà visité la Jordanie, je faisais office de guide.

jerash colonnade place centrale

COLONNADE DE JERASH

 

Le site est très grand et il faut compter entre deux et cinq heures de visite pour le parcourir. Il s’agit en fait d’une cité antique complète qui a été retrouvée et dont une partie n’a toujours pas été exhumée, l’axe Nord-Sud est complètement déterré et sa colonnade presque intacte est impressionnante. Sur cet axe se trouve l’hippodrome (avant d’entrer sur le site), le temple de Zeus et le théâtre sud, qui est certainement le bâtiment le mieux conservé de tous et encore utilisé aujourd’hui.  D’autres monuments s’alignent ; un numphaeum, le temple d’Apollon où on peut s’amuser à faire bouger les colonnes et observer leur oscillation à l’aide d’une cuillère placée entre deux cylindres de la colonne, des thermes et le théâtre nord qui lui aussi est très bien conservé. Une colonnade de près de 2km de long relie tous ces bâtiments. Une impressionnante place centrale s’étend en son sein. Lorsque vous passerez sur cette place circulaire en direction du nord, n’oubliez pas de passer par la place de marché sur la gauche, les pierres qui autrefois se tenaient sur les colonnes y sont disposées, prenez une pierre et frappez-les, le son d’une cloche retentira, il s’agit du signal utilisé à l’époque pour prévenir d’un tremblement de terre.

jerash theâtre principal

THÉÂTRE PRINCIPAL DE JERASH

 

Hors de cet axe Nord-Sud, vous aurez plus l’impression de vous balader dans un site de fouilles archéologiques que dans un site ouvert au public, le contraste est saisissant et est très caractéristique de tous les sites que vous pourrez visiter en Jordanie : les sites historiques sont immenses mais le pays n’a jamais eu les fonds pour tout restaurer, du coup à chaque fois vous aurez une partie restaurée et une autre à l’état de ruine dans laquelle de temps à autre, des pilleurs viennent faire leur marché. Les deux parties sont très belles et sont assez complémentaires, attention dans la partie non restaurée à ne pas marcher n’importe où, des mosaïques jonchent le sol absolument partout et s’abîment faute de pouvoir être conservées.

• Retrouver son hôtel dans la vieille ville d’Amman 

 

Il est 18h  (et oui, 5h de visite c’est bien), et nous partons à Amman pour dormir dans la vieille ville. La ville d’Amman est construite sur plusieurs collines. Sur l’une d’entre elles sont concentrés les sites historiques de la ville (la vieille citadelle, le théâtre romain…). Pour les activités nocturnes, il vaut mieux aller ailleurs. La capitale du pays est un vrai dédale de sens interdits traversé par plusieurs autoroutes, google maps n’est certainement pas suffisant pour vous orienter précisément dans le coin. Malheureusement, nous n’avions pas de carte précise de la ville et nous n’avions qu’une adresse très approximative de l’hôtel que nous avions réservé.

Arrivés (non sans peine) dans la zone géographique de notre hôtel, nous sommes obligés de demander notre chemin. Beaucoup de gens parlent anglais ou français dans les sites touristiques mais la population d’Amman parle surtout arabe, avoir une personne libanaise avec nous nous a certainement sauvés à ce moment-là. Se garer dans Amman est assez facile si vous êtes habitués à faire des créneaux et que vous n’avez pas peur de vous garer sur le bord de la route, hors des parkings.

La ville d’Amman est extrêmement embouteillée, n’as pas vraiment d’autres transports en commun que le bus et peu de parking ont été prévus en centre-ville. Dans cette ville, avoir une petite voiture est avantageux car on se faufile plus facilement (et parfois le passage est très étroit !).

Nous arrivons donc à l’hôtel que nous payons 6 dinars la nuit. A ce prix-là, les chambres sont climatisées mais il ne faut pas avoir peur des taches sur le lit. La douche est correcte mais le débit faible, nous dormons dans des chambres de trois et ce sera l’un des meilleurs hôtels du voyage. Ce sera également le seul que nous réserverons en avance, le marché hôtelier étant très développé et les touristes peu nombreux, il est simple de trouver un hôtel à la dernière minute surtout s’il est peu cher (les touristes que l’on croise voyagent le plus souvent en groupe par voyage organisé et dorment dans des hôtels deux étoiles minimum).

La nuit fût paisible et le petit déjeuner, très copieux à base d’houmous (tellement copieux que nous le prenons pour le midi). Nous partons tôt en direction du sud pour parcourir la Route des Rois.

• Route des Rois

 

Après une heure passé dans les bouchons pour sortir de la ville d’Amman et rejoindre l’autoroute, nous partons en direction de Madaba, petite ville sur le Route des Rois dans laquelle se trouve l’une des plus vieilles cartes en mosaïque de la terre sainte (entrée 10 JD). La Route des Rois et la route de pèlerinage sur laquelle on peut trouver la plupart des anciens sites de pèlerinage chrétiens du pays. Là encore, Madaba est l’archétype des villes arabes, très embouteillée, il n’est pas facile de conduire dans la ville. Mais les mosaïques sont superbes et augurent du meilleur pour le reste de la Route des Rois. Nous continuons alors notre chemin en nous détournant temporairement de cette route pour aller à Umm er-Rasas, ancien lieu de pèlerinage ou se côtoyaient chrétiens, musulmans et juifs. Nous mettons une petite heure à rejoindre ce site qui n’est pas très bien référencé, ce trajet est l’occasion de voyager dans l’arrière-pays Jordanien, vallonné,  avec un climat méditerranéen moins sec que le sud de la France et magnifique. Attention toutes fois aux dos d’âne non indiqués, placés au milieu des routes limitées à 90km.h-1

Imm ar Rasas Jordanie

SITE D’UMM ER-RASAS ~Wikicommons

 

Nous arrivons au site d’Umm er-Rasas, ce site, bien que classé patrimoine mondial de l’UNESCO, n’est que très peu fouillé. Il a été classé pour protéger ce lieu exceptionnel des pillards et seules les plus belles mosaïques ont pu être protégées. Ce site est impressionnant de par sa taille, (il s’agit de l’un des plus importants sites de pèlerinage chrétien de la région) mais également par les mosaïques superbes et gigantesques des églises principales. L’entrée du site est gratuite et la balade vaut le coup et peut vous prendre 10 minutes comme deux heures selon le temps que vous voulez prendre pour explorer les ruines. Après cette petite halte, nous roulons vers notre prochaine destination : le fort de Karak.

wadi mujib

CANYON WADI MUJIB

 

En chemin, nous nous retrouvons devant le canyon du  Wadi Mujib. Un canyon impressionnant qui redescend sur la mer morte. La Route des Rois le traverse, une seule solution : tout descendre pour tout remonter (plus de 800 mètres de dénivelé de chaque côté…). Nous n’avons pas eu le temps de faire un halte dans la réserve du Wadi Mujib mais d’après les locaux, c’est certainement l’une des plus belles réserves de biodiversité du pays, à faire. Arrivés à Karak nous arrivons devant l’imposant fort de Karak que la ville du même nom a quasiment engloutie. Le fort fermant à 18h, nous étions arrivés un peu juste (17h50) mais les dix minutes dans le fort ne furent pas perdues, le fort est très bien conservé et c’est un point de vue superbe sur toute la vallée.fort al karak

VUE DU FORT AL KARAK

 

LA SUITE DU ROAD-TRIP AVEC PETRA ET LE WADI RUM

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